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L’enlèvement judiciaire du journaliste Eduardo Guimarãe réveille le fantôme de la dictature

Por Miguel do Rosário

28 de março de 2017 : 11h54

Par Miguel do Rosário, editor du Cafezinho

C’était le matin du 21 mars, un mardi, je me suis réveillé tôt, j’ai bu mon café et j’ai ensuite allumé mon ordinateur pour vérifier mes réseaux sociaux comme d’habitude.

Auparavant, je lisais les journaux, mais ceux-ci sont devenus insupportablement hystériques pendant les dernières trois années avec leurs titres qui occupaient la moitié de la page, fréquemennt basés sur des nouvelles suspectes , exagérées et, parfois, fausses, que je préfère m’informer à travers un “filtre” inventé par Internet: Twitter, par exemple.

Alors, je tombe sur un tweet du député fédéral Paulo Teixeira, du Parti des Travailleurs (PT), protestant contre l’arrestation du blogueur Eduardo Guimarães, l’un des principaux blogueurs de gauche du pays.

Immédiamment, je contacte quelques personnes et je confirme les nouvelles. Puis, j’ai fait une publication avec un très fort titre, non seulement pour attirer l’attention à ce fait-là, mais aussi pour le dénoncer: Lava Jato (connu comme Kärcher en français) enlève Eduardo Guimarães.

Sérgio Moro, le juge responsable pour l’opération Lava Jato, a ordonné la Police Fédérale de faire une “conduction coercitive” et une perquisition et saisie” dans l’appartement d’Eduardo Guimarães.

Conduction coercitive c’est quand le juge ordonne la police d’aller chez vous pour vous emmener, contre votre propre volonté, pour faire une declaration. C’est un acte de violence,notamment quand le citoyen n’a jamais recusé de faire une déclaration.

Conduction coercitive est une mesure considérée illégale par la majorité des juristes brésiliens et va même à l’encontre du Code de Procédure Pénale du Brésil. D’après le Code, un juge peut uniquement ordonner une conduction coercitive au cas où le citoyen recuse la demande de la justice de faire une déclaration.

L’illégalité ne s’arrête pas là, Sergio Moro avait également ordonné la rupture des secrets électronique et téléphonique d’Eduardo Guimarães afin de découvrir quel aurait été sa “source”. Cela est aussi illégal, d’après la Constitution brésilienne.

La propagation des nouvelles est nombreuse et rapide, les critiques augmentent aussi. Les grands médias cachent les mesures du juge Sergio Moro et ne disent rien, mais les réseaux sociaux sont bombardés avec des dénonces.

Les procureurs de Lava Jato réagissent aux critiques en affirmant qu’Edurado Guimarães n’etait pas journaliste et que son blog fasait de la “ propagande politique-partisane”. Cela a provoqué encore plus l’indignation sur les réseaux sociaux à cause de l’autoritarisme explicite des opérateurs juridiques de l’État qui prétendent définir ce que sont le journalisme et la propagande politique, notamment dans un pays où les grands médias sont accusés justement de faire de la propagande politique sans que personne n’ordonne d’arrêter leurs journalistes, de faire perquisition et saisie chez eux, de rompre leurs secrets électronique et téléphonique ou de les obliger à révéler leurs sources.

Rapidement, certains sites web liés à la presse internationale commencent à annoncer l’évènement.

BBC Brasil fait un gros titre très dur contre l’évènement qui s’est produit, après avoir interviewé un représentant de l’organisation “Reporters sans frontiers”:

“Conduction coercitive de blogueur est un grave attentat à la liberté de presse, écrit l’organisation Reporters sans frontiers “.

Le journal “El Pais” annonce aussi les nouvelles de manière critique:

“Cas de blogueur ravive le débat sur les méthodes de Moro dans l’opération Lava Jato”.

L’uruguayen Edison Lanza, rapporteur special pour “Liberté d’expression de la Commission interaméricaine des droits de l’homme”, institution liée à l’ Organisation des États américains (OEA), a aussi durement critiqué la décision du juge sur son compte Twitter.

Les nouvelles qui nous arrivaient, à travers des avocats proches au blogueur, disaient qu’il serait incommunicable dans un bâtiment de la Police Fédérale faisant une déclaration sans la présence d’aucune assistance juridique.

L’accusation contre Eduardo Guimarães était d’avoir publié sur son blog l’année dernière de “sorties illegales de données” de l’opération Lava Jato. Il anticiperait la rupture de secrets électronique et téléphonique de dizaines de personnes liées à Lula, à sa famille et à certaines personnes appartenant ou liées à l’Insitut Lula, par Lava Jato.

Le caractère politque-partisan l’opération Lava Jato a été déjà dénoncé plusieurs fois au monde. C’est difficile, pourant, pour un journaliste brésilien , de rompre le mur de fausses nouvelles créées par la grande presse et d’expliquer la communauté internationale, le degré d’arbitraire et de la violence derrière l’opération. Se cachant derrière la lutte contre la corruption, Lava Jato est devenue l’une des pièces les plus importantes de la conspiration politique qui a conduit à la destitution de la présidente Dilma Rousseff.

Après quelques heures, après avoir constaté les répercussions très négatives de sa décision de “détourner” Eduardo Guimarães, Sergio Moro recule et publie une ordonnance dans laquelle il dit qu’il n’utilisera plus la rupture de secret. C’est comme des excuses, mais pas à la victime de l’abus judiciaire, le blogueur Eduardo Guimarães. Le juge mentionne la manifestation de «journalistes respectés» et cite une association brésilienne de journalisme d’investigation contrôlée par la chaîne de télévision Globo, qui était aussi la dernière à se prononcer sur le cas, également de manière critique. Et elle dit encore qu’en raison de ces critiques, elle changerait sa position et envisagerait considerer Eduardo Guimarães, enfin, comme journaliste.

Cependant, Sergio Moro, dans la même ordonnance, perd le contrôle et commence à insulter Eduardo Guimarães, en disant qu’un “veritable journaliste ne révélerait jamais ses sources”, ce qui était une tentative d’atteindre moralement le blogueur, et un mensonge. À travers la rupture de secrets, Moro connaissait déjà la source, et la Police Fédérale profitait de ce fait là afin de contraindre, menacer et tromper Eduardo Guimarães. Et elle a réussi.

L’ordonnance de Moro a emporté encore plus de révolte et a remis de nouveau en question l’utilisation des instruments de coercition et de violence physique et psychologique et, à la fin, même moral contre un journaliste, seulement à cause du fait que celui-ci était critique à une opération judiciaire.

Le propre Eduardo Guimaraes, qui avait été libéré quelques heures après avoir donné son témoignage, a reussi, un ou deux jours plus tard, à rassembler ses pensées et à écrire sur l’expérience qu’il avait vécue. Ses amis ont décidé de la traduire en anglais et en espagnol dans un effort pour rendre la plainte suivante au monde: “ne croyez pas à la presse brésilienne”. Le Brésil connaît un coup d’Etat. Ce qui est vendu comme une opération de “lutte contre la corruption” est une grosse arnaque, qui a porté au pouvoir un groupe infiniment plus corrompu d’hommes politiques que ceux du gouvernement renversé, le gouvernement qui, en quelques mois, a diminué les lois sociales appliquées au Brésil depuis les années 30. Au nom du combat contre la corruption, les secteurs réactionnaires de la justice brésilienne sont en train de suspendre ou même d’arrêter de nombreuses garanties individuelles. Nous ferons plus de plaintes au cours des prochaines semaines. À ce stade, nous aimerions que vous lisiez le récit d’Eduardo Guimarães sur la violence à laquelle il a subi.

Miguel do Rosário

Miguel do Rosário é jornalista e editor do blog O Cafezinho. Nasceu em 1975, no Rio de Janeiro, onde vive e trabalha até hoje.

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2 comentários

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carlos

29 de março de 2017 às 12h07

Se engana quem acha que o judiciário brasileiro é um poder independente, ele foi criado pra ser marcado pelo corporativismo, pela barganha, e só serve para legitimar a ordem vigente, produzindo totalmente suas injustiças e o povo pagando caro por essa falta de vergonha.

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ZIMBRA

28 de março de 2017 às 21h49

C’est extremement compliquè la situation de Bresil a ce jour.
Bresil… Un pays des cons

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